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Fondue vigneronne au vin blanc : le bouillon qui parfume la viande sans la dessécher

Laure Garcia 6 min de lecture
Fondue vigneronne vin blanc : bouillon frémissant et viande

La fondue vigneronne se cuit dans un bain de vin blanc sec aromatisé, et non dans l’huile ni dans le fromage. Chacun pique son morceau de viande, le plonge dans le bouillon frémissant et le déguste avec ses sauces. La recette est simple, mais trois points décident de la réussite : le choix du vin, la température du bouillon et la découpe de la viande. Voici comment tout organiser, de la préparation aux accords.

Ce qui distingue la fondue vigneronne des autres fondues

Le principe est celui d’une cuisson à table, mais le liquide change tout. La fondue savoyarde repose sur du fromage fondu, la fondue bourguignonne sur de l’huile chaude qui saisit la viande. Ici, le bain est un bouillon à base de vin blanc, que les épices et les aromates parfument. La viande cuit doucement et sort tendre, avec un goût légèrement acidulé et épicé.

Fondue vigneronne au vin blanc dans un caquelon avec viandes, sauces et accompagnements
Fondue vigneronne au vin blanc dans un caquelon avec viandes, sauces et accompagnements

C’est aussi un repas participatif. Chaque convive gère sa cuisson, compose ses sauces et prend son temps. Cela convient bien aux soirées d’hiver, aux repas de famille ou entre amis.

Recette de fondue vigneronne pour 6 personnes

Ingrédients

Les quantités ci-dessous donnent une base équilibrée. Comptez environ 200 à 250 g de viande par personne : pour six convives, 1 300 à 1 500 g au total, soit par exemple 500 g de veau, 500 g de poulet et 500 g de porc.

Barèmes de cuisson et températures recommandés par l’Anses : Une liste non exhaustive des températures de cuisson, de maintien (63 °C) et de réchauffage (75 °C minimum) à respecter pour les plats préparés et les viandes.

  • 75 cl de vin blanc sec
  • 1,5 l de bouillon de volaille
  • 12 grains de coriandre
  • 8 grains de poivre blanc et 8 grains de poivre noir
  • 1 pointe de couteau de piment d’Espelette
  • 1 cuillère à café de poudre de céleri
  • ½ cuillère à café d’ail séché en poudre
  • 1,5 cuillère à café de sel
  • Viandes au choix, coupées en dés ou en tranches fines de 3 à 4 mm

Étapes de préparation

  1. Écrasez légèrement les grains de coriandre et les poivres au mortier pour libérer leurs arômes.
  2. Dans une grande casserole, versez le vin, ajoutez les épices, l’ail et le sel, puis laissez infuser à froid. Une macération de quelques heures, voire une demi-journée, renforce le parfum du bouillon.
  3. Portez le mélange jusqu’aux premiers bouillons, puis baissez le feu et laissez frémir. Selon les recettes, le mijotage dure de 7 à 8 minutes jusqu’à 15 à 20 minutes.
  4. Filtrez au tamis pour retirer les épices, puis versez le bouillon dans le caquelon ou l’appareil à fondue.
  5. Pendant ce temps, découpez les viandes, retirez le gras et les tendons, et gardez-les au frais jusqu’au service.
  6. Portez le caquelon à frémissement sur la table, puis maintenez-le à cette température pendant tout le repas.

Si le vin s’évapore en cours de repas, complétez avec un peu de bouillon chaud ou de vin préchauffé, jamais froid, pour ne pas casser le frémissement.

Choisir le vin blanc pour le bouillon

Sec, vif et de qualité correcte

Le vin donne sa personnalité au bouillon : mieux vaut un vin que l’on boirait volontiers. Il doit être sec, avec une acidité franche qui équilibre la richesse des sauces. Le Sylvaner d’Alsace est la référence classique de la recette. Le Riesling apporte plus de tension et de notes minérales, le Pinot blanc plus de rondeur, le Muscadet une fraîcheur vive. Le Pinot grigio fonctionne aussi s’il est bien sec.

Vin Profil dans le bouillon
Sylvaner Léger, frais, très polyvalent
Riesling Plus vif et aromatique, très présent
Pinot blanc Rond, doux, consensuel
Muscadet Vif et salin, accompagne bien la volaille

Corriger l’acidité et servir le même vin

Si le vin vous paraît trop acide, une pincée de sucre en poudre arrondit le bouillon. Quant au vin servi à table, le plus simple est de choisir la même bouteille que celle de la cuisson, ou un blanc sec d’Alsace comme un Riesling ou un Pinot blanc. Le plat et le verre se répondent alors naturellement.

Quelle viande, et combien de temps de cuisson ?

Des morceaux tendres, sans gras ni tendons

Le poulet, le veau et le porc donnent les meilleurs résultats : leur chair claire absorbe bien les arômes du bouillon. Le bœuf divise les recettes. Certaines le recommandent, d’autres le jugent moins adapté au bain de vin. Si vous en proposez, choisissez un morceau très tendre, comme le rond de Paris, et coupez-le fin. Pour le veau, la noix convient bien. La découpe en dés ou en tranches de 3 à 4 mm détermine directement le temps de cuisson.

Viande Cuisson indicative
Bœuf 1 à 2 minutes
Veau 2 à 3 minutes
Porc 2 à 3 minutes
Volaille Un peu plus longtemps, jusqu’à cuisson complète à cœur

Le bon réglage du bouillon

Un bouillon qui bout trop fort durcit la viande et fait s’évaporer le vin. Trop tiède, il cuit mal et favorise une viande grise. Visez un frémissement régulier, avec de petites bulles qui remontent sans bouillonner. Un miroir de surface légèrement agité, sans éclaboussures, vous indique que la température est juste : s’il se met à trembler et à projeter des gouttes, baissez le feu, et s’il reste parfaitement lisse, le bain est trop froid pour cuire correctement.

Sauces et accompagnements

Trois sauces suffisent : une mayonnaise maison, une version plus relevée, par exemple avec un peu de purée de piment ou de Cognac, et une sauce fraîche à base de mascarpone ou de yaourt. La béarnaise, la tartare et la samouraï sont aussi de bons choix. Servez-les dans des coupelles individuelles.

Côté accompagnements, les pommes de terre vapeur, les crudités, une salade verte et des légumes vapeur apportent de la fraîcheur face à la viande. Les frites ou un gratin dauphinois conviennent aux repas plus généreux. Pour les convives végétariens, prévoyez des légumes à cuire dans le bouillon, ce qui évite de les laisser regarder les autres manger.

Sécurité, matériel et conservation

Éviter brûlures et renversements

Installez le caquelon sur un appareil stable, au centre de la table, hors de portée des jeunes enfants. Les piques longues chauffent : prévoyez des fourchettes de table pour manger, afin que personne ne porte à la bouche une pique brûlante. Gardez les viandes au frais jusqu’au dernier moment et servez-les en plusieurs fois plutôt que sur un seul grand plat.

Conserver sauces et bouillon

Les sauces à base d’œufs crus, comme la mayonnaise maison, doivent être consommées le jour même. Le bouillon restant peut servir de base pour une sauce ou un plat, à condition de le filtrer et de le refroidir rapidement avant de le mettre au réfrigérateur.

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